La loi impose plusieurs démarches à suivres, avec des délais à respecter:
1) Rencontrer un médecin
D'abord la grossesse doit être confirmée par un médecin, mais il n'est pas obligé de traiter la demande d'IVG, si il réprouve cette acte.
Il faut alors s'adresser à un autre médecin.
Celui qui accepte de prendre en compte cette demande doit donner à la femme ou à la jeune fille des infos sur les différentes méthodes d'IVG, et lui indiquer les adresses et les lieux où elle se pratique.
2) la reflexion
La loi prévoit ensuite un délai de réflexion obligatoire,
une semaine pendant laquelle la femme a un entretien dans un centre de planification, au conseil familial, service social...
Le médecin consulté fournit en général ses adresses.
Cet entretien est destiné à aider la femme à réfléchir, en lui donnant un certain nombre d'infos, aussi bien sur l'IVG qu'elle envisage que sur les aides possibles en cas de poursuite de la grossesse.
Il lui faut retourner voir le médecin, au min 2 jours après, munie d'une attestation de l'entretien, et confirmer par écrit sa décision d'avoir recours à une interruption de grossesse.
Le médecin établit alors un certificat destiné au centre qui pratiquera l'intervention.
3) l'opération
La méthode instrumentale se fait sous anesthésie locale ou générale, par l'aspiration de l'embryon à l'extérieur de l'utérus ( prochain article concernant les méthodes d'IVG pratiqués ).
En général, la femme quitte l'hôpital quelques heures après l'opération.
Les risques médicaux de l'IVG sont limités, si elle est pratiquée dans de bonnes conditions, il n'y aura pas de séquelle sur la fécondité.
Mais il faut savoir qu'une intervention, même bénigne, n'est jamais sans risque et que des avortements à répétition augmentent considérablement les risques de fausses couches.
4) après l'IVG
Le médecin informe la femme des différentes méthodes contraceptives:
les but est qu'elle n'est plus jamais recours à l'avortement, qui ne doit être en aucun cas considérée comme une méthode contraceptive
Puis la femme se retrouve seule.
Si un avortement blesse rarement le corps de manière irréversible, il ne faut pas sous-estimer les blessures du coeur.
Les femmes savent bien ce qui se passe quand une interruption de grossesse est pratiquée.
Elles savent qu'elles ont mis un terme à une vie, et en même temps, elles sentent que donner la vie est l'un des plus forts désirs humains.
C'est la pleine conscience de ce qui est arrivé qui fait souffrir beaucoup de femmes, et qui conduit même jusqu'à la dépression.